Le coup d’envoi des épreuves de dissertation de l’Examen d’État a été officiellement donné ce lundi dans la province éducationnelle de Mbandaka, marquant une étape déterminante pour 13.440 élèves finalistes engagés dans la dernière ligne droite de leur parcours secondaire.
La cérémonie de lancement, organisée au cœur de la province de l’Équateur, a été présidée par le vice-ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, Théodore Kazadi Muayila, en mission de supervision. L’événement a réuni autorités éducatives, encadreurs et candidats dans un climat empreint de solennité.
Une participation marquée par l’inclusion
Parmi les candidats, 1.234 élèves issus des peuples autochtones, communément appelés pygmées, prennent part à ces épreuves. Une présence saluée par les autorités comme un progrès notable vers une éducation plus inclusive en République démocratique du Congo.
Pour les responsables du secteur, cette participation illustre les efforts engagés pour garantir l’accès équitable à l’enseignement à toutes les couches sociales, y compris les communautés historiquement marginalisées.
Un dispositif logistique conséquent
Les épreuves se déroulent dans 59 centres d’examen répartis à travers la province, dont 24 dans la ville de Mbandaka et 35 dans les territoires environnants. Un important dispositif d’encadrement a été déployé afin d’assurer le bon déroulement des examens, mobilisant inspecteurs, surveillants et autorités éducatives.
Appel à l’intégrité et à l’excellence
Dans son allocution, le vice-ministre Théodore Kazadi Muayila a exhorté les élèves à aborder cette épreuve avec sérénité, confiance et sens des responsabilités. Il a insisté sur la portée intellectuelle de la dissertation, qu’il a présentée comme un exercice révélateur de la capacité de réflexion et d’analyse des candidats.
«La dissertation n’est pas un simple exercice d’écriture. Elle permet de démontrer votre esprit critique et votre aptitude à structurer une pensée cohérente pour répondre aux défis de notre société », a déclaré Théodore Kazadi Muayila vice Ministre de l'Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté
Le membre du gouvernement a également mis en garde contre toute forme de tricherie, appelant les candidats à privilégier le mérite personnel. Selon lui, le diplôme d’État doit rester le reflet du travail, de l’effort et de l’intégrité individuelle.
Tolérance zéro face à la fraude
S’adressant aux encadreurs et surveillants, le vice-ministre a rappelé leur rôle central dans la crédibilité du processus. Il a insisté sur la nécessité d’une vigilance accrue et d’une neutralité sans faille, tout en prônant une politique de tolérance zéro face à toute tentative de fraude.
«Vous êtes les garants de la crédibilité de cet examen. Aucun cas de fraude ne doit être toléré », a-t-il martelé
Vers une école plus équitable
Au-delà de l’enjeu académique, la tenue de ces épreuves à Mbandaka revêt une dimension symbolique forte, notamment à travers la participation accrue des élèves issus des peuples autochtones. Pour les autorités éducatives, il s’agit d’un signal encourageant vers la consolidation d’un système éducatif plus équitable et inclusif à l’échelle nationale.
Le déroulement sans incident de cette première journée sera déterminant pour la suite des épreuves, dans une province où l’éducation reste un levier essentiel de développement et de cohésion sociale.
Récit : Scarpe MBUYAMBA Espérant|ELITE-NEWS.NET
