L’opposant congolais Martin Fayulu a réaffirmé ce vendredi 08 Mai à Kinshasa, son opposition catégorique à toute initiative visant une modification de l’ordre constitutionnel susceptible d’ouvrir la voie à un éventuel troisième mandat du président Félix Tshisekedi.
S’exprimant au cours d’un point de presse organisé dans la capitale congolaise, le leader de la coalition Lamuka a assuré que l’opposition se mobiliserait pour empêcher toute révision constitutionnelle qu’il considère contraire aux principes démocratiques.
« Nous allons barrer la route à tout projet de troisième mandat de M. Félix Tshisekedi, comme nous l’avons fait hier pour le président Joseph Kabila », a déclaré Martin Fayulu devant la presse.
Au-delà de la question institutionnelle, l’opposant a également mis en cause la gestion de la crise sécuritaire persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo. Selon lui, le conflit armé qui secoue plusieurs provinces orientales pourrait être utilisé comme prétexte pour justifier un éventuel report des élections générales prévues en 2028.
Dans une déclaration aux accents particulièrement critiques, Martin Fayulu a évoqué des interrogations sur la volonté réelle des autorités de parvenir à une stabilisation durable des zones en conflit.
« On peut même se demander si la guerre que nous vivons à l’Est n’est pas entretenue pour empêcher l’organisation des élections », a-t-il affirmé.
Le président de l’ECiDé a également dénoncé ce qu’il considère comme une application insuffisante des résolutions et mécanismes internationaux destinés à restaurer la sécurité dans l’Est du pays. Il a, en outre, mis en garde contre toute démarche susceptible d’affaiblir le processus démocratique ou de compromettre la cohésion nationale dans un contexte politique et sécuritaire déjà tendu.
Ces déclarations interviennent quelques jours après la récente conférence de presse du chef de l’État Félix Tshisekedi, au cours de laquelle celui-ci avait évoqué les conséquences de la guerre dans l’Est sur l’organisation des prochaines échéances électorales.
Alors que le débat autour du respect de la Constitution et du calendrier électoral commence à prendre de l’ampleur dans le paysage politique congolais, les propos de Martin Fayulu traduisent une montée de la vigilance de l’opposition face à toute éventuelle réforme institutionnelle liée à la présidence de la République.
Par Scarpe MBUYAMBA Espérant|ELITE-NEWS.NET
