À l’occasion de la Journée internationale de la santé des végétaux, célébrée ce 13 mai 2026 sous l’égide de la FAO et des Nations Unies, la Nouvelle Dynamique de la Société Civile du Sud-Kivu, NDSCI/Sud-Kivu, appelle à une mobilisation urgente pour protéger les cultures de la province.
Dans un message rendu public à Bukavu, l’organisation rappelle que les plantes sont au cœur de la sécurité alimentaire, de l’économie rurale et de l’équilibre écologique du Sud-Kivu.
Grenier agricole de l’Est de la RDC, le Sud-Kivu fait face à des menaces croissantes : propagation de maladies végétales, ravageurs transfrontaliers comme la chenille légionnaire d’automne, usage incontrôlé des pesticides et affaiblissement des contrôles phytosanitaires aux frontières.
Selon la NDSCI, ces risques compromettent directement la production du manioc, du maïs, du haricot, du bananier et du café, cultures vivrières et de rente dont dépendent des millions de ménages.
Quatre appels pour sauver la campagne agricole
La NDSCI/Sud-Kivu adresse des recommandations ciblées :
1. Aux autorités provinciales et au service phytosanitaire : renforcer la surveillance, le contrôle aux postes frontaliers et la vulgarisation des bonnes pratiques agricoles.
2. Aux agriculteurs et coopératives : privilégier les semences saines, respecter les calendriers culturaux et signaler toute anomalie suspecte dans les champs.
3. Aux chercheurs et universités : intensifier la recherche locale sur la résistance des plantes et la gestion écologique des maladies.
4. À la population : prendre conscience que protéger les plantes, c’est protéger l’assiette, les revenus et l’environnement.
Placée sous le thème 2026 « La santé des végétaux pour une vie sans faim », cette journée rappelle que sans plantes saines, il n’y a ni sécurité alimentaire ni paix durable dans les zones rurales.
« Engageons-nous tous pour des plantes saines, une agriculture résiliente et un Sud-Kivu prospère », conclut Maître Wilfried Habamungu, porte-parole provincial adjoint de la NDSCI/Sud-Kivu.
Rédaction
