À quelques heures de la rentrée scolaire 2026-2027, le retard de paiement du salaire de juin suscite l’inquiétude dans le territoire de Luebo, au Kasaï. La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) appelle les autorités et les intervenants de la chaîne de paiement à clarifier rapidement la situation afin d’éviter une perturbation des activités scolaires.
À Luebo, la rentrée scolaire 2026-2027 pourrait être perturbée par un différend lié au paiement des salaires des enseignants. La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) du territoire alerte sur le non-paiement, jusqu’à ce jour, des rémunérations du mois de juin et rapporte la menace de boycott brandie par certains enseignants si la situation n’est pas régularisée.
Cette alerte intervient alors que le calendrier scolaire prévoit la reprise des cours ce 1er septembre 2026. Selon les informations communiquées par la société civile, les enseignants de Luebo ont déjà perçu leur salaire du mois de juillet, payé le 22 août 2026, tandis que le paiement de la rémunération du mois d’août était en cours ce lundi 31 août.
Le retard concernant le mois de juin demeure ainsi au cœur des préoccupations.
Un retard qui suscite des interrogations
La NSCC juge difficilement compréhensible que le salaire de juin reste impayé alors que les rémunérations des mois suivants ont déjà commencé à être versées.
La structure citoyenne affirme par ailleurs que des enseignants de plusieurs territoires voisins auraient déjà reçu leur salaire de juin, notamment à travers le circuit de la Banque Ifode et de l’agence Caritas.
Face à cette situation, la NSCC demande aux autorités compétentes ainsi qu’aux différents acteurs impliqués dans la chaîne de paiement de fournir des explications précises. Elle souhaite notamment que le circuit de l’enveloppe destinée aux enseignants de Luebo soit retracé afin d’identifier l’origine du blocage.
Caritas évoque un problème de virement
D’après la NSCC, des agents de Caritas auraient expliqué ce retard par un défaut de virement en provenance du gouvernement.
Une justification qui ne convainc pas entièrement la société civile, qui estime que des éclaircissements supplémentaires sont nécessaires, notamment au regard du paiement annoncé dans d’autres territoires.
Dans ce contexte, certains enseignants évoquent l’hypothèse d’un détournement des fonds destinés au paiement de leur salaire. Cette accusation n’est toutefois pas établie à ce stade et nécessite des vérifications de la part des services et institutions compétents.
La NSCC appelle donc à éviter toute conclusion prématurée et privilégie la transparence sur l’ensemble de la chaîne de paiement.
La date du 5 septembre fixée comme échéance
Pour prévenir une éventuelle paralysie du secteur éducatif à Luebo, la société civile exige le paiement intégral du salaire de juin au plus tard le 5 septembre 2026.
Elle appelle le gouvernement, la Banque Ifode et l’agence Caritas à prendre des dispositions urgentes pour débloquer la situation et rassurer les enseignants.
À Luebo, l’enjeu dépasse désormais la seule question des rémunérations. À la veille de la rentrée scolaire, le paiement du salaire de juin apparaît comme un facteur susceptible d’influencer la reprise effective des cours dans plusieurs établissements du territoire.
La NSCC dit ainsi vouloir éviter qu’un retard administratif ou financier ne se transforme en crise dans le secteur éducatif et invite les autorités à apporter rapidement une réponse officielle aux préoccupations exprimées par les enseignants.
Lydia Mfuamba/Tshikapa
