La ministre de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche scientifique et Innovations (ESURSI), Prof Dr Marie-Thérèse Sombo, entend faire de la question du Genocost une matière académique dès la nouvelle année académique. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de promotion de la recherche scientifique, de préservation de la mémoire et de renforcement des compétences nationales en matière d’analyse des conflits et des violences de masse.
C’est dans cette perspective que la ministre a institué, en synergie avec la Commission interministérielle d’appui aux victimes et d’assistance aux victimes (CIAVAR), une commission interministérielle chargée d’élaborer une maquette de formation spécialisée à orientation de recherche.
Depuis une semaine, les membres de cette commission travaillent au Sheraton Hôtel de Kinshasa à la conception de cette offre de formation, qui prendra la forme d’un master spécialisé consacré à la justice transitionnelle, à la mémoire et à la promotion de la culture, selon une approche par compétences.
Cette formation, selon le Prof Emmanuel Luzolo Bambi-Lessa membre de la commission, vise à mettre sur le marché des experts-chercheurs capables d’analyser, avec rigueur et méthode scientifique, les conflits, les violences de masse et les violations graves des droits humains, particulièrement en République démocratique du Congo et sur le continent africain.
À travers cette initiative, le ministère de l’ESURSI entend contribuer à la constitution d’une expertise académique nationale dans un domaine essentiel à la compréhension des crises, à la préservation de la mémoire collective et à la promotion d’une culture de paix et de justice.
L’élaboration de cette maquette constitue ainsi une étape préparatoire à la mise en place de cette formation spécialisée, dont le lancement est envisagé pour la nouvelle année académique.
Par Osako Fatou
