
Huit cent cinquante kilomètres (850km) pour connecter le Centre et le Sud-est de la République démocratique du Congo (RDC) via la Route nationale numéro un (RN1), plus précisément sur son tronçon compris entre la ville de Mbuji-Mayi au Kasaï Orientale à la cité de Nguba dans la province du Lualaba.
La coopération sino-congolaise fait des merveilles sur cet axe routier principal d’environ 3200 km, qui relie Kinshasa, la capitale, à plusieurs grandes villes de l’Ouest et de l’Est du pays.
Grâce au Programme Sino-Congolais à travers le fonds généré par la Sino-Congolaise des Mines (SICOMINES S.A.), les travaux effectués par la Société d’infrastructures sino-congolaise (SISC S.A.) sous la surveillance de l’Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT), le peuple congolais bénéficie petit à petit des retombées de cette route stratégique pour le transport et le commerce, longtemps restée dégradée et difficilement praticable.
Parmi les grands travaux réalisés sur ce tronçon, il y a la construction de plusieurs ponts en béton ainsi que des travaux de remblayage de la couche de fondation, de la couche de base et la construction d’une couche de base en pierre concassée calibrée.
« Au-dessus de cette couche de base, les travaux comprennent la pose d’un revêtement monocouche en asphalte et d’une couche de roulement en béton bitumineux, ainsi que la construction de 13 ponts dans le cadre du projet », a précisé un ingénieur chinois de la Sinohydro (sous-traitant de la SISC S.A.)
Il a ajouté que 43 kilomètres de revêtement en pierre concassée viennent d’être achevés sur la section, avant de faire savoir qu’un total de 70 kilomètres de terrain a été défriché sur une autre section.
Godefroid Kabonzo, un agent rencontré sur place a expliqué la nette amélioration des travaux en ces termes ; « Nous travaillons sur ce projet de la construction de la RN1, tronçon Nguba jusqu’à Mbuji-Mayi. Auparavant, les ponts n’étaient pas praticables. C’était déjà en délabrement avancé. On peut maintenant bien traverser sans inquiétude. Il faut regarder le pont numéro 1, au niveau de Shinongo, le pont numéro 2, au niveau de Kate, le pont numéro 3 juste au niveau du village Mwenda Mukuse, il y a aussi le pont numéro 4 et le pont numéro 5 au niveau de Kiabo».
Et d’ajouter : « En quittant Nguba jusqu’à Kiabo, 44km, il y a quatre ponts qui ont été achevés que la population en bénéficie déjà et le cinquième en cours de construction sera achevé dans peu de jours. En quittant Nguba vers Lubudi, à environ 90 km, il y aura dix ponts ».
Au total, 13 ponts en béton
Par ailleurs, en quittant Nguba jusqu’à Luena, un total de treize ponts vont être conçus dont à ce jour, neuf ont été achevés avec succès (y compris le pont à ossature) et le dixième tant vers sa fin.
Il a, à cette occasion, remercié tous les acteurs notamment le gouvernement congolais pour ses efforts fournis, la SISC S.A. et Sinohydro pour l’exécution, l’ACGT pour la surveillance-qualité ainsi que SICOMINES S.A. pour le financement qui permettent à ce que le travail soit palpable.
Du point de vue économique et social, cette route va aider à l’acheminement des biens des villages vers les centres de consommation et vice versa, tel que l’a fait savoir un villageois qui travaille sur le chantier. « Avant il était difficile de faire sortir les aliments dans le village suite à l’impraticabilité de la route. Pour quitter Nguba jusqu’ici, les gens pouvaient faire une semaine en route. Mais actuellement le commerce va se développer avec cette haute qualité de construction de la route», a-t-il expliqué.
Les satisfécits des riverains. Plusieurs villageois rencontrés qui vivent étape par étape l’exécution de ce projet, ont exprimé leurs remerciements à l’égard du gouvernement ainsi qu’aux différentes parties prenantes impliquées dans sa matérialisation.
« Nous sommes heureux de voir aujourd’hui cette route. Avant il n’y avait que la forêt. Au niveau de Kiabo, où les gens allaient acheter les marchandises avec les vélos, aujourd’hui la route est bien construite comme en Europe. Nous disons merci aux autorités. Aujourd’hui nous avons rencontré d’autres races, et nous échangeons bien avec les chinois», a déclaré Mme Tina du village Kalonga. Et de poursuivre : « Nous sommes heureux car cette route va nous aider personnellement car nous pouvons aujourd’hui quitter Nguba jusqu’à Kasaï sans problème».
Maman Kabibi a fait savoir, de son côté, que cette route était en mauvais état et que même les motos avaient du mal à rouler. «Nous ne prenions que des vélos. Merci au président de la République et à la gouverneure car à seulement quelques minutes on peut atteindre Fungurume. Donc c’est facile de quitter aujourd’hui Nguba et aller à Kasaï voir même jusqu’à Kinshasa sans beaucoup de difficultés. Elle prend maintenant le nom de la route nationale. Les enfants vont maintenant voir les voitures», a-t-elle indiqué. De nombreuses opportunités d’emplois Sur le plan social, les jeunes natifs de ce coin, recrutés comme main d’œuvre locale, ont loué l’apport de ce programme dans leurs vies personnelle et professionnelle grâce à la collaboration avec les techniciens Chinois et d’autres professionnels qualifiés venus de Lubumbashi et Kolwezi pour travailler sur le chantier, affirmant qu’ils ont beaucoup appris et sont maintenant capables d’effectuer plusieurs travaux et subvenir ainsi à leurs besoins personnels. Ainsi, le Programme Sino-Congolais permet non seulement d’améliorer les infrastructures routières et sanitaires en RDC, mais aussi reste un pilier stratégique dans l’amélioration des relations RDC-Chine ainsi que de nos deux peuples. Mais plus, il est un allié de la RDC dans l’atteinte de ses objectifs de développement, car dit-on, «Les infrastructures stimulent la croissance économique et permettent aux pays d’être compétitifs, d’attirer les investissements et d’améliorer la qualité de vie des populations».
Georges Kadinga/Kinshasa