
La Banque centrale du Congo (BCC) recommande au gouvernement de généraliser la perception des impôts, taxes et redevances en franc congolais (CDF), dans un contexte marqué par une dépréciation modérée de la monnaie nationale observée à la fin du mois de mars 2026.
Dans son rapport couvrant la quatrième semaine de mars, le gouverneur de la BCC fait état d’un taux de change établi à 2 284,36 CDF pour un dollar américain sur le marché officiel, contre 2 303,75 CDF sur le marché parallèle.
Un écart qui traduit des pressions persistantes sur la devise locale, bien que jugées contenues par l’institut d’émission.
Face à cette évolution, la Banque centrale estime nécessaire de renforcer la demande du franc congolais à travers des mesures structurelles. Elle préconise notamment que l’ensemble des obligations fiscales et parafiscales soient acquittées exclusivement en monnaie nationale.
Cette orientation vise à accroître la circulation du CDF dans l’économie et à limiter la dollarisation, phénomène largement répandu en République démocratique du Congo.
Selon l’institution monétaire, une telle mesure pourrait contribuer à stabiliser le taux de change en consolidant la confiance dans la devise locale et en réduisant la dépendance aux devises étrangères dans les transactions courantes, en particulier celles liées aux finances publiques.
La BCC rappelle que la valorisation du franc congolais constitue un levier essentiel pour la stabilité macroéconomique du pays. Elle appelle, à cet effet, à une coordination accrue entre les autorités monétaires et budgétaires pour assurer des politiques engagées.
Cette recommandation intervient alors que les autorités congolaises poursuivent leurs efforts pour maîtriser l’inflation et préserver le pouvoir d’achat des ménages, dans un environnement économique encore marqué par des vulnérabilités structurelles.
Scarpe MBUYAMBA Espérant/ELITE-NEWS.NET