L’administration fiscale durcit le ton à l’approche des échéances. La Direction générale des impôts (DGI) a rappelé, dans une communication officielle rendue publique mardi 27 avril, que la date limite pour la déclaration et le paiement des impôts relatifs aux revenus de l’exercice 2025 est fixée au 30 avril 2026.
Sous l’impulsion de son directeur général, Barnabé Muakadi Muamba, la régie financière appelle l’ensemble des contribuables — personnes physiques comme morales — à se conformer strictement à cette échéance, au risque de s’exposer aux pénalités prévues par la législation fiscale en vigueur.
Un périmètre fiscal étendu
La DGI précise que cette obligation concerne plusieurs catégories d’impositions majeures, au cœur du dispositif fiscal congolais :
l’Impôt sur les bénéfices et profits (IBP), applicable aux résultats des entreprises ;
l’Impôt mobilier (IM), qui vise notamment les revenus de capitaux mobiliers ;
l’Impôt sur les profits excédentaires (IPE), y compris pour les sociétés opérant dans le secteur minier ;
l’Impôt forfaitaire à charge des micro-entreprises, destiné aux petites structures relevant du régime simplifié.
Cette diversité d’impôts reflète l’architecture fiscale visant à capter les différentes formes de revenus générés sur le territoire national, dans un contexte de mobilisation accrue des ressources internes.
Rigueur fiscale et enjeux budgétaires
Au-delà du simple rappel administratif, cette communication s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement de la discipline fiscale. Les autorités entendent améliorer le taux de conformité volontaire des contribuables, dans un pays où l’élargissement de l’assiette fiscale demeure un défi structurel.
La DGI insiste sur le fait que tout retard dans la déclaration ou le paiement expose le contribuable à des sanctions, incluant des pénalités de retard et, le cas échéant, des mesures de recouvrement forcé conformément au code des procédures fiscales.
Un appel à la responsabilité
Dans ce contexte, l’administration fiscale invite les opérateurs économiques à anticiper leurs obligations déclaratives et à procéder sans délai aux paiements dus, afin d’éviter tout contentieux avec le Trésor public.
Ce rappel intervient alors que l’État congolais mise de plus en plus sur la mobilisation des recettes fiscales pour financer ses politiques publiques, réduire sa dépendance aux financements extérieurs et soutenir ses ambitions de développement.
À deux jours de l’échéance, la DGI prévient : la rigueur dans le respect des délais fiscaux n’est plus une option, mais une exigence.
Scarpe MBUYAMBA Espérant/ELITE-NEWS.NET