La tension sociale qui paralysait depuis plusieurs jours l’administration de l’Assemblée nationale connaît une accalmie. Les agents et cadres administratifs de la chambre basse du Parlement ont décidé de suspendre leur mouvement de grève à l’issue d’un dialogue direct tenu jeudi 14 mai avec le président de l’institution, Aimé Boji.

Cette rencontre, organisée dans un contexte marqué par de fortes revendications sociales, a permis aux grévistes d’exposer leurs préoccupations à travers un cahier des charges centré principalement sur l’amélioration des conditions sociales et financières des agents parlementaires. Depuis plusieurs jours, le mouvement de grève perturbait le fonctionnement normal de l’administration parlementaire, suscitant des inquiétudes quant à la continuité des activités au sein de l’Assemblée nationale.

Face aux revendications formulées, le président de l’Assemblée nationale a reconnu l’existence de difficultés auxquelles sont confrontés les agents administratifs. Toutefois, Aimé Boji a également insisté sur les contraintes budgétaires qui pèsent actuellement sur l’institution parlementaire, expliquant que certaines solutions nécessitent des réaménagements financiers ainsi qu’une gestion plus rigoureuse des ressources disponibles.

Dans son intervention, le speaker de la chambre basse a annoncé l’organisation prochaine d’opérations de contrôle destinées à identifier les effectifs réels de l’administration parlementaire. Selon lui, cette démarche vise à rationaliser les dépenses internes et à dégager progressivement des marges budgétaires susceptibles d’améliorer les conditions sociales du personnel.

Le président de l’Assemblée nationale a également abordé la question sensible des nouvelles unités administratives. Il a dénoncé l’existence de recrutements jugés irréguliers au sein de l’administration parlementaire et promis des mesures d’assainissement afin de mettre un terme aux pratiques de recrutement anarchique.

La suspension de la grève ouvre ainsi une phase d’attente et de suivi des engagements pris lors de ces échanges. Du côté des agents, l’espoir demeure de voir les revendications traduites en mesures concrètes dans les prochains mois, tandis que la direction de l’Assemblée nationale mise sur une réforme administrative et budgétaire pour restaurer un climat social apaisé au sein de l’institution.

Par Scarpe MBUYAMBA Espérant|ELITE-NEWS.NET