La détérioration avancée des infrastructures routières continue de susciter colère et indignation dans la ville de Kananga, particulièrement dans la commune de Ndesha où les usagers dénoncent l’abandon de l’axe reliant l’avenue Route Ilebo à l’avenue Lusambo. Au cœur de cette situation critique : le tronçon situé devant le marché N’sele, devenu quasiment impraticable et source de nombreuses difficultés pour les habitants.
Chaque jour, conducteurs de taxis-motos, automobilistes, commerçants et simples passagers affrontent un parcours semé d’ornières, de boues et d’importantes crevasses. Cette dégradation, aggravée par les intempéries et l’absence d’entretien régulier, perturbe fortement la circulation et ralentit les activités économiques dans cette partie stratégique de la ville.
Sur place, l’exaspération des riverains est palpable. Plusieurs habitants accusent les autorités politico-administratives du Kasaï-Central d’inaction face à une situation qui dure depuis plusieurs mois. Selon eux, malgré les multiples alertes lancées par la population, aucune intervention concrète n’a été engagée pour restaurer la praticabilité de cette route pourtant essentielle à la mobilité urbaine.
« Cette route est devenue un véritable calvaire. Les véhicules tombent régulièrement en panne et les motos refusent parfois de desservir le secteur. Nous avons l’impression d’être abandonnés », déplore un commerçant rencontré à proximité du marché N’sele.
La frustration populaire s’intensifie davantage du fait que cette voie dégradée longe les installations d’un important opérateur du secteur diamantifère, également député provincial élu de Kananga. Pour plusieurs habitants du quartier Tshibandabanda, cette proximité renforce le sentiment d’incompréhension face à l’absence d’initiatives visibles pour réhabiliter cet axe routier.
Au-delà des désagréments liés à la circulation, les habitants évoquent également les conséquences économiques de cette situation. Les activités commerciales autour du marché N’sele connaissent un ralentissement progressif, certains fournisseurs et transporteurs préférant éviter la zone à cause du mauvais état de la chaussée.
Face à ce qu’ils qualifient d’« abandon de l’État », les usagers de la route et les riverains ont décidé de lancer un appel public aux personnes de bonne volonté, aux opérateurs économiques ainsi qu’aux élus locaux afin d’obtenir un appui urgent pour des travaux de réhabilitation ou, à défaut, des interventions de secours capables de rétablir une circulation minimale.
Dans l’attente d’une réaction officielle des autorités provinciales, la population espère voir des mesures rapides être prises afin d’éviter une paralysie totale de cet axe névralgique de la commune de Ndesha.
Par Mabanza Wakwansampi Joseph|Kananga
