Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé la suppression des barrières payantes installées dans la plaine de la Ruzizi, au Sud-Kivu, dans une démarche visant à améliorer la libre circulation des personnes et des biens dans cette partie stratégique de l’est du pays.

L’annonce a été faite par le général Fabien Dunia, commandant de la région militaire, lors d’une mission d’itinérance effectuée dans plusieurs localités de la zone. Cette tournée avait pour objectif d’évaluer la situation sécuritaire et de recueillir les préoccupations des populations locales confrontées depuis plusieurs mois à diverses difficultés liées aux mouvements sur les axes routiers.

Selon des sources militaires, cette décision s’inscrit dans le cadre des mesures d’assainissement et de restauration de l’autorité de l’État dans la plaine de la Ruzizi, une région régulièrement affectée par des tensions sécuritaires et des problèmes de mobilité.

Le démantèlement de ces barrières payantes devrait permettre de réduire les tracasseries dénoncées par les usagers, notamment les commerçants, les transporteurs et les agriculteurs qui empruntent quotidiennement les routes reliant plusieurs agglomérations de la zone.

Au cours de son intervention, le général Fabien Dunia a insisté sur la nécessité pour les forces de sécurité de garantir la protection des civils tout en facilitant les activités économiques locales. Il a également appelé les militaires déployés dans la région au respect strict de la discipline et des instructions de la hiérarchie.

Dans plusieurs villages de la plaine de la Ruzizi, cette annonce a été accueillie favorablement par les habitants, qui espèrent une amélioration des conditions de circulation et une diminution des coûts liés au transport des marchandises.

La plaine de la Ruzizi constitue un important couloir économique et agricole du Sud-Kivu, frontalier avec le Burundi et le Rwanda. La fluidité du trafic dans cette zone est considérée comme un enjeu majeur pour les échanges commerciaux et la stabilité locale.

Cette mesure intervient dans un contexte où les autorités congolaises multiplient les initiatives pour restaurer la sécurité et renforcer la présence de l’État dans les provinces de l’Est, confrontées à l’activisme de plusieurs groupes armés et à des défis sécuritaires persistants.

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